Orange va équiper 5.000 centraux téléphoniques en VDSL. Toutefois, cette décision fait grincer des dents ceux qui souhaitent une accélération du déploiement de la fibre optique.
L’arrivée d’une version améliorée du haut débit – VDSL – à l’automne en France pourrait bien avoir plus de répercutions que prévu. En effet, lors d’une réunion à Bercy mardi dernier, en présence de représentants du régulateur des télécoms (Arcep) , d’opérateurs et d’élus locaux, les dirigeants d’Orange ont indiqué leur volonté d’équiper en VDSL environ 5.000 centraux téléphoniques, qui alimentent théoriquement plus de 60 % de la population française en haut débit. Cependant, tous les foyers ne pourront pas bénéficier de cette technologie. Seuls les abonnés résidant à moins de 1 kilomètre de leur central téléphonique et reliés directement verront leur débit augmenter. Environ 16 % de la population seront concernés. Ce chiffre pourra grimper à 25 % en fonction de décisions réglementaires.
A Bercy, certains se félicitent de cette décision d’Orange, mais d’autres émettent des réserves : avec le VDSL2, la fibre optique se développera forcément moins vite. Cette opinion est d’ailleurs partagée par Olivier Henrard, secrétaire général de SFR, qui estime que « les déploiements VDSL2 vont avoir nécessairement un impact sur le déploiement de la fibre optique, car cela va créer une confusion dans l’esprit des abonnés potentiels et des investisseurs : il faut donc les limiter au maximum, sans quoi le modèle économique de la fibre sera plombé. » Jean-Yves Charlier, le nouveau directeur général de SFR , qui a rencontré en juin plusieurs membres du gouvernement, a ainsi exprimé ce point de vu. La crainte de SFR est que certains opérateurs, tels que Free, proposent des abonnements VDSL avec l’appellation fibre optique, alors que le débit est deux fois inférieur.




