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Facebook a déployé le chiffrement de bout en bout pour les 1 milliard d’utilisateurs de son service Messenger.

À partir d’aujourd’hui, les 1 milliard d’utilisateurs de Facebook Messenger peuvent écrir des messages chiffrés de bout en bout, rendant le message inaccessible, sauf pour l’expéditeur et le destinataire. Appelé « Secret Conversations », la fonctionnalité permet également aux utilisateurs de définir des messages qui s’auto-détruisent.

Une fois qu’une conversation secrète est initiée, l’app Facebook avertit que la conversation a été « cryptée d’un appareil à l’autre ». Les conversations chiffrées peuvent être lancées en appuyant sur « secret » lors d’une nouvelle conversation, avant de sélectionner la personne avec laquelle on souhaite discuter.

Cette nouvelle fonctionnalité fait suite au déploiement général du chiffrement de bout en bout de l’autre application de chat appartenant à Facebook, WhatsApp, survenu plus tôt cette année.

Facebook a publié une page de support expliquant le rôle de la nouvelle fonctionnalité dans Messenger. En juillet, le réseau social a également publié un document technique détaillant la manière dont il cryptait les messages.

Comme WhatsApp, les « Secret Conversations » de Messenger utilisent le protocole de Signal pour le chiffrement de bout en bout. Le protocole a été développé par Open Whisper Systems, la société derrière l’application Signal, une messagerie louangée par Edward Snowden.

Google s’est également inspiré de Signal pour le mode Incognito dans sa nouvelle application Allo, un système de messagerie intelligent qui intègre un assistant personnel. Les Secret Conversations de Messenger sont similaires à Allo sauf que pour cette dernière, le chiffrement de bout en bout n’est pas activé par défaut, à la différence de Signal et de WhatsApp.

Google a été vivement critiqué par les défenseurs de la vie privée et Snowden pour cette décision, même si la compagnie avait rendu le cryptage extrêmement simple à utiliser pour des millions de personnes.

Comme le rapporte Wired, avoir un chiffrement disponible en opt-in peut aider Facebook à éviter les démêlés juridiques que WhatsApp a récemment rencontrés au Brésil après avoir expliqué qu’il était impossible d’aider les autorités dans une affaire criminelle.