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Le voilier Tara est parti aujourd’hui pour un tour du pôle Nord de 25 000 kilomètres.

À bord, une équipe de scientifiques pluridisciplinaire achèvera la collecte de plancton et prendra le pouls d’une région particulièrement sensible aux changements climatiques. L’équipage a prévu d’être de retour à Lorient avant l’hiver. Ainsi, pendant 6 mois, une équipe internationale de 57 biologistes, océanographes et marins vont se relayer sur la goélette de 36 m de long pour parcourir les 25 000 km de la mission. Il y aura en permanence 15 personnes à bord.
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À l’été 2012, la banquise arctique ne s’étendait plus que sur 3,41 millions de kilomètres carrés, une situation pire qu’en 2007, année du précédent record de fonte (4,17 millions de km2 ). Entre 1979 et 2000, la surface moyenne de la banquise était de 6,5 millions de km2 à la saison la plus chaude. En juillet 2012, la calotte glaciaire du Groenland avait aussi considérablement fondu, d’après les relevés satellitaires de la NASA.

Plusieurs scientifiques s’accordent pour dire que l’océan Arctique pourrait être libre de glace l’été d’ici quelques années. « Une catastrophe mondiale », a souligné Peter Wadhmas, professeur à Cambridge, spécialiste du sujet.

Si, contrairement à la fonte des glaces (eau douce), la fonte de la banquise (de l’eau de mer gelée) ne fait pas monter le niveau des océans, elle n’est pas sans conséquences sur le climat de la planète. Elle modifie les courants océaniques et atmosphériques, accentuant les phénomènes extrêmes, comme l’explique Jean-Claude Gascard, océanographe, qui participe à l’expédition.

Autre phénomène moins connu, la fonte des glaces de l’Arctique libérerait des pesticides et des polluants organiques persistants dans l’atmosphère, selon une étude parue dans Nature et réalisée par des chercheurs norvégiens et canadiens.