Selon des chercheurs anglais, Internet se dirige vers une «crise de capacité d’internets», à cause de l’augmentation du volume de données échangées.
La fin d’Internet aurait lieu dans 8 ans selon des chercheurs de la Royal Society, l’équivalent britannique de notre Académie des Sciences. Les 11 et 12 mai, ils ont organisé une conférence traitant du « capacity crunch » d’internet (la crise de capacité d’internet). D’après eux, l’augmentation des échanges de données, les connexions mobiles, les services de vidéo, rendraient le transport des données impossible et la consommation électrique associée insoutenable.
Andrew Ellis, de l’université Aston de Birmingham, explique que « nous allons arriver à court d’énergie dans une quinzaine d’années. La demande rattrape l’offre. On s’en est très bien sortis pendant des années, mais on arrive au point où on ne peut pas continuer pour toujours ».
Alors, faut-il craindre la disparition d’Internet ? Non, estiment les techniciens du réseau. « Le mythe de l’effondrement d’Internet, on l’a vu cent cinquante fois, j’ai confiance dans les chercheurs des équipementiers, car c’est dans l’intérêt de tout le monde », déclare un consultant réseau.
« Internet n’est pas sur le point de s’effondrer. Il reste beaucoup de bande passante », répond Andrew Lord, en charge de la recherche optique chez BT Group, le service de télécoms britannique, interrogé par le Daily Mail. Et des solutions sont déjà probablement envisagées par les spécialistes.
Depuis sa création, Internet était en effet censé mourir en 1996, pendant le bug de l’an 2000, en 2004, avec l’arrivée des pays émergents sur le réseau ou en 2012, avec l’accélération de l’Internet mobile. Mais Internet tient bon et n’a donc pas l’intention de tirer sa révérence.



