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Une association attaque Apple en France pour obsolescence programmée

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Si Apple fait face à plusieurs recours collectifs intentés par des clients aux USA, une association attaque elle aussi en justice l’entreprise dans l’hexagone pour obsolescence programmée.

L‘association française HOP (Halte à l‘obsolescence programmée) a déposé mercredi une plainte contre Apple, après que l’entreprise à la pomme a admis la semaine dernière avoir bridé volontairement certains de ses anciens modèles d‘iPhone, notamment sur les iPhone 6, 6S et 7.

Dans un communiqué, la co-fondatrice et déléguée générale de l‘association HOP, Laetitia Vasseur soutient que “tout est orchestré pour contraindre les consommateurs à renouveler leurs smartphones. A plus de 1.200 euros le téléphone, soit plus d‘un smic, ces pratiques sont inacceptables et ne peuvent rester impunies”.

L‘association française poursuit donc le géant américain pour “obsolescence programmée” et “tromperie”. Le recours a été déposé contre Apple France au tribunal de grande instance de Paris.

Rappelons que contrairement à d’autres pays, la France considère l‘obsolescence programmée comme un délit, et punit cette pratique d’“une peine maximale de deux ans de prison et une amende allant jusqu’à 300.000 euros et 5% du chiffre d‘affaires annuel”.

Les plaintes se multiplient depuis quelques jours pour la marque Apple, qui est déjà visée par huit plaintes distinctes aux Etats-Unis ainsi qu‘une plainte en Israël, selon le quotidien national Haaretz.
Aux Etats-Unis, les plaintes déposées en Californie, dans l‘Illinois et dans l’Etat New York, pourraient se transformer en procédures en nom collectif et aboutir au versement d‘indemnités à des millions d‘utilisateurs américains. Il est reproché à Apple d’avoir pris la décision de ralentir l’utilisation d’anciens téléphones pour économiser la batterie sans en demander l’autorisation aux clients.
Outre-Atlantique, certaines poursuites auraient pu être évitées si Apple avait été plus honnête sur la nature de ses mises à jour logicielles. Dans la class action californienne, les plaignants allèguent qu’Apple n’a jamais demandé le consentement des utilisateurs pour ralentir les téléphones et qu’ils n’ont jamais eu l’option de négocier ou de choisir s’ils voulaient que leurs téléphones fonctionnent plus lentement que la normale.

L’année se termine donc sur une mauvaise note pour la marque à la pomme.

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