Skip to main content

Vendredi, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) et l’ANR (Agence nationale de la recherche) ont présenté des outils destinés à lutter contre les drones.

Le 18 novembre, à l’aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines), le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) et l’ANR (Agence nationale de la recherche) ont présenté divers outils destinés à lutter contre l’utilisation malveillante des drones dans l’espace public.

Trois projets, en partie financés par l’Etat, ont été présentés. Ceux-ci peuvent repérer grâce à une surveillance panoramique, identifier et neutraliser les drones présentant une menace potentielle. Appelés Angelas, Boreades et Spid, ils sont équipés de technologies radar, optronique, infra-rouge et leurre.

Pour la démonstration de vendredi, le rôle des drones malveillants a été donné aux drones de la SNCF, qui sont utilisés par la société pour la surveillance de son réseau ferroviaire. Dans l’ensemble, les trois systèmes se sont montrés intéressants. D’ailleurs, certains ont même déjà été mis en œuvre lors de l’Euro 2016 de football cet été. A l’avenir, ils pourraient servir à l’Etat pour l’organisation de grands événements (sportifs, défilé du 14 juillet, …), mais aussi à la surveillance des prisons ainsi que certaines grandes entreprises. Toutefois, ils doivent encore être perfectionnés avant une éventuelle commercialisation et un déploiement.

D’autres techniques sont également considérées, telles que le brouillage du signal GPS par émission de micro-ondes de forte puissance, les radars holographiques-3D ou bien même des drones anti-drones.

Actuellement, environ 40.000 drones sont présents sur le territoire français, ce qui inquiète la sécurité nationale. « Une quarantaine de survols de sites sensibles ou de périmètres interdits de survol ont lieu chaque année depuis 2014. Et si dans la plupart des cas, il s’agit d’usage maladroit sans intention maligne, on voit bien que le drone peut être utilisé à des fins malveillantes » explique Louis Gautier, le secrétaire général du SGDSN.