François Molins, procureur de la République de Paris, dénonce le chiffrement mis en place par Google & Apple sur les téléphones mobiles.
Dans le New York Times, le procureur de Paris François Molins ainsi que ses homologues américain et espagnol accusent Google et Apple de ralentir les enquêtes en cours en chiffrant les données privées des utilisateurs sur Android et iOS.
« Au nom des victimes de crime dans le monde entier, nous demandons si le chiffrement vaut vraiment ce coût », écrivent les procureurs, qui soutiennent que « les nouvelles pratiques de chiffrement d’Apple et Google rendent plus difficile la protection de la population contre les crimes » et les délits.
Depuis les révélations d’Edward Snowden, les géants de la Sillicon Valley ont décidé de renforcer la protection des données personnelles de leurs utilisateurs. Depuis, un chiffrement des données reposant sur un mot de passe choisi par l’utilisateur a été mis en place. Celui-ci empêche de lire les SMS, de voir les photos ou vidéos présentes au sein des smartphones, mais également les contacts ainsi que d’autres données. C’est justement ce cryptage qui empêcherait les enquêtes judiciaires ou policières de progresser.
D’après les signataires de la tribune, il est aujourd’hui très difficile voir impossible de résoudre des crimes et délits sans analyser le contenu des téléphones mobiles des suspects, qui contiennent un nombre important de données.
Il y a quelques mois, Google décidait de ne plus activer par défaut le chiffrement des données des smartphones sous Lollipop. Mais du côté de la pomme, Tim Cook refuse de modifier sa politique et estime que ses clients n’ont pas à choisir entre vie privée et sécurité.



