Pour faire baisser le coût des vols spatiaux, Airbus DS planche sur un lanceur réutilisable pour récupérer une partie des fusées.
Les coûts liés à l’envoi de fusées dans l’espace sont élevés. En général, le lanceur est la partie qui coûte le plus, et c’est pour cette raison que la société Airbus Defence & Space travaille depuis 5 ans sur un concept de lanceur réutilisable. Baptisé Adeline (pour Advanced Expendable Launcher with Innovative Engine Economy),
le système se veut complètement différent de celui imaginé par Space X. Pour rappel, la firme américaine d’Elon Musk teste un prototype pour récupérer le lanceur sur une barge. Mais jusqu’à présent, les essais se sont soldés par des échecs.
Chez Airbus AD, l’idée est de faire revenir sur Terre la partie la plus chère du lanceur, à savoir le moteur et l’électronique, en la plaçant dans un module qui viendrait atterrir sur une piste comme un avion. Adeline serait équipé d’un bouclier thermique pour résister à l’entrée dans l’atmosphère.
« Il nous faudra environ 2 tonnes d’ergols pour assurer ce retour contre une quarantaine de tonne d’ergols pour SpaceX. Cette solution permet une économie de l’ordre de 30% sur le coût de lancement. On peut envisager des moteurs réutilisables 10 fois, 20 fois, voire plus », explique Hervé Gilbert, directeur technique d’Airbus DS Space Systems.
Le premier vol du lanceur réutilisable devrait avoir lieu aux alentours de 2025.



