WikiLeaks a mis en ligne une base de données contenant plus de 30.000 documents et plus de 170.000 mails du studio Sony Pictures.
Lundi 24 novembre, Sony Pictures subissait un piratage d’une envergure inédite, qui a conduit à la publication d’informations personnelles et confidentielles ainsi qu’à la fuite de plusieurs films. Aujourd’hui, c’est au tour de WikiLeaks de « s’attaquer » au studio américain en divulguant une base de données contenant plus de 30.000 documents et plus de 170.000 courriels de la société, dérobés par les pirates au moment du hack.
Le studio Sony Pictures, filiale du groupe japonais, condamne fermement la publication de ces informations volées. De son côté, le site de Julian Assange, spécialiste de la publication de documents ainsi que des analyses politiques et sociales, estime que les données publiées sur Sony font partie du domaine public. « Ces archives dévoilent le fonctionnement interne d’une entreprise multinationale influente », a déclaré le fondateur du site dans un communiqué. « Cela comporte un intérêt journalistique et c’est au centre d’un conflit géopolitique. »
Dans son communiqué, Julian Assange fait bien entendu référence au conflit entre les États-Unis et la Corée du Nord. Pour rappel, le pays le plus fermé au monde est soupçonné d’avoir piraté Sony pour se venger de la sortie de The Interview, une comédie qui relate les aventures de Dave Skylark et Aaron Rapoport, deux animateurs télé ayant pour mission de tuer Kim Jong-un, le dirigeant de la Corée du Nord.



