The Intercept révèle l’existence d’un programme de la NSA : Auroragold. Lancé en 2010, il vise les opérateurs de réseau mobile du monde entier.
The Intercept, le magazine créé par Glenn Greenwald a publié jeudi de nouvelles données tirées des documents fournis par Edward Snowden, concernant les programmes de surveillance mis en place par la NSA. Baptisé Auroragold, ce programme a été actif depuis 2010 au moins, mais il est actuellement impossible de savoir si la NSA continue ou non de l’utiliser.
Pour pirater ces réseaux mobiles, la NSA a espionné des employés télécoms. L’agence américaine a collecté des messages provenant de plus de 1.200 comptes e-mail de personnes travaillant pour de grandes entreprises télécoms. Les documentes indiquent que 701 réseaux ont été visité par la NSA, sur les 985 recensés dans le monde. L’objectif était d’identifier les technologies déployées par les opérateurs télécoms pour repérer des vulnérabilités. Mais ce n’est pas tout : la NSA pouvait ainsi pousser les opérateurs à adopter des normes attaquables pour garder un oeil sur les technologies.
Mais si la NSA s’est intéressée particulièrement aux e-mails échangés au sein de la GSM Association (GSMA), un groupe de défense des intérêts du secteur GSM, l’agence s’est aussi intéressée à la France, comme on peut le voir sur la carte ci-dessous.
Cette carte indique le pourcentage des réseaux espionnés. 47% des réseaux français étaient couverts par la NSA.
Un porte-parole de la NSA a déclaré à The Intercept qu’ils opéraient « dans les limites de la légalité » et que ces méthodes avaient pour objectif de viser des « terroristes, trafiquants d’armes et autres cibles étrangères. »




