Une équipe d’archéologues a découvert une imposante mosaïque représentant un char tiré par deux chevaux blancs au nord de la Grèce.
Une imposante mosaïque représentant un homme conduisant un char tiré par deux chevaux blancs a été découverte dans un tombeau à Amphipolis, au nord de la Grèce.
Découverte dans la deuxième salle du tumulus, «cette mosaïque, la plus grande du site, fait au moins 3 mètres de long pour 4,5 m de large et n’a pas encore été entièrement révélée», explique le communiqué du ministère.
Même si elle n’est pas encore totalement dégagée, cette mosaïque comporte des éléments blancs, noirs, gris, bleus, rouges et jaunes. On y distingue bien la scène : «un char en mouvement, tiré par deux chevaux blancs, et conduit par un homme barbu avec une couronne de lauriers sur la tête», indique le texte ministériel. Devant le char, se tient Hermès, le messager des dieux dans la Grèce antique.
Pour l’instant, le nom de l’occupant de la tombe n’est pas encore connu.
Depuis le début des fouilles sur le site d’Amphipolis au mois d’août, différentes hypothèses circulent à propos de la personne inhumée dans ce tombeau : Roxane, l’épouse perse d’Alexandre, Olympias la mère du roi, ou un de ses compagnons et généraux.
Les passionnés d’Histoire ne doivent cependant pas se faire d’illusions, les chances que le tombeau d’Amphipolis soit celui d’Alexandre lui-même paraissent quasi-nulles. Après sa mort à 32 ans à Babylone, sa dépouille aurait été inhumée à Alexandrie, en Égypte. Jusqu’à aujourd’hui, aucune fouille n’a confirmé ce scénario.
Le secret d’Amphipolis et de son mystérieux occupant, sera levé d’ici fin octobre, avaient assuré il y a quelques jours les archéologues du site qui essaient actuellement de se frayer un chemin dans la quatrième salle du tombeau.
La tombe macédonienne renferme de nombreux trésors. Les archéologues ont en effet découverts deux sphinx imposants, un sol de mosaïque, des chapiteaux de colonnes sculptés ainsi que deux cariatides de plus de deux mètres de haut.




