Après les révélations portant autour du programme PRISM, l’Europe est avertie des pratiques en cours en matière d’accès aux données d’utilisateurs
Jeudi, la presse américaine a publié plusieurs extraits d’un programme baptisé PRISM. Celui-ci, classé confidentiel, donnerait aux services de renseignement américains un accès aux données personnelles d’utilisateurs de services conçus par Apple, Facebook, Microsoft, Google et AOL.
En cas de besoin, ces services (y compris les FAI américains tels que Verizon, AT&T et Sprint) sont dans l’obligation de fournir des informations personnelles : emails, logs de connexion, photos, vidéos, appels téléphoniques etc…
Un autre problème, qui concerne aussi la France : ce système toucherait l’ensemble des internautes, pas seulement les américains. Cette information a été relayée par l’eurodéputée socialiste Françoise Castex. Cette dernière, qui est aussi vice-présidente de la Commission des affaires juridiques du Parlement européen indique ainsi avoir saisi la Commission européenne sur ce dossier afin que celle-ci confirme ou non l’existence de telles pratiques.
Dans un communiqué, la responsable appelle Bruxelles à agir « afin de protéger la vie privée des européens en particulier sur le cloud face à la toute-puissance du Foreign Intelligence Surveillance Amendment Act (FISAA) ». Elle demande également si d’autres organismes situés sur le territoire communautaire disposent de dérogations similaires afin d’avoir accès à ce type de données.
Cette question survient alors que le projet de règlement européen portant sur les données personnelles a été repoussé. Ce dernier proposait pourtant de renforcer la protection de ce type d’information. Certains pays, comme la France ont certes demandé à ce que le consentement explicite de l’utilisateur soit toujours demandé. Pourtant, certains opposants, comme la Grande-Bretagne ont souhaité que le texte prenne mieux en compte les besoins des professionnels du secteur. De nouvelles négociations devraient donc avoir lieu.




