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La DGCCRF enquête chez Free Mobile

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Des enquêteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont rendu visite à Iliad

, la maison-mère de Free, la semaine dernière, dans le huitième arrondissement de Paris.
Ceux-ci avaient un objectif : saisir des documents ayant trait à l’itinérance mobile. Pour pouvoir proposer ses offres de téléphonie mobile aussi bas, Free loue en effet le réseau d’Orange et le rémunère pour cette utilisation, ce qui lui coûte environ 500 millions d’euros par an.

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Bridage de débits
La DGCCRF, qui dépend de Bercy, s’intéresse de près aux offres de Free Mobile depuis plusieurs mois. L’an dernier, l’UFC-Que Choisir a rencontré des fonctionnaires pour les avertir des pratiques commerciales du groupe. En janvier dernier, l’association de défense des consommateurs avait accentué son action en portant plainte contre l’opérateur pour « pratiques commerciales trompeuses ».
Pour elle, il y a un problème de débit concernant l’internet mobile chez l’opérateur. Elle avait dénoncé « des services 3G de Free Mobile de faible qualité », accusant l’opérateur de brider les débits. « Tous les éléments semblent indiquer que Free Mobile agit de manière à éviter une consommation de données trop importante, pour éviter de payer à Orange » trop cher, avait-elle expliqué. Pour mémoire, dans l’ADSL, Free a été condamné à une amende de 100.000 euros en 2012 pour avoir bridé les débits dans les zones non dégroupées au milieu des années 2000 et a fait appel.

Vente à perte ?
L’autre point qui intéresse potentiellement la DGCCRF concerne la vente à perte. Les offres à deux euros par mois, et même gratuites pour les abonnés disposant d’une Freebox, sont probablement dans le collimateur des services de Bercy. Le coût de ces offres évalué en fonction du prix payé par Free à Orange pour l’utilisation de son réseau.

Les échos

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