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Free Mobile attaqué par l’UFC Que Choisir sur sa 3G

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Un an après son lancement en grande pompe, Free Mobile connait encore des problèmes de réseau. Une étude commandée par l’UFC-Que-Choisir, montre que les performances de free en itinérance sur le réseau Orange sont bien en dessous de la moyenne des opérateurs.

Pire, les problèmes concernent aussi son réseau propre. L’association de consommateur porte plainte.

L’étude n’est pas tendre avec Free. Elle dénote de nombreux dysfonctionnements sur l’ensemble des usages data, aussi pour la consultation de vidéo, le téléchargement ou encore l’écoute de musique en streaming. A chaque relevé, Free s’en sort très mal, notamment lors d’une connexion en itinérance sur le réseau Orange. Le nombre d’incidents (délai trop long, contenus impossibles à télécharger, etc.) est bien supérieur à la moyenne. L’étude montre qu’un utilisateur qui télécharge une application, par exemple, il rencontre un problème dans 75% des cas s’il est en itinérance sur le réseau Orange, 29% s’il est sur le réseau propre de Free et 2% en moyenne s’il surfe sur le réseau natif des trois autres opérateurs. Le constat est le même pour d’autres usages. Pire, meilleure est la couverture réseau, plus les problèmes d’itinérance sont nombreux, alors que ce devrait être l’inverse.

Qui est à blâmer ? Free ou Orange ? Selon l’UFC Que Choisir, Free est clairement en cause. D’abord parce que les incidents surviennent aussi sur son propre réseau. Ensuite parce que si le problème d’itinérance provenait d’Orange, Free aurait dû saisir les autorités compétentes pour non-respect de leur contrat (qui interdit toute discrimination entre les abonnés des deux opérateurs). Or les problèmes persistent et Free ne semble pas vouloir agir. L’UFC estime que Free souhaite limiter la bande-passante de ses abonnés pour éviter d’alourdir la facture que l’opérateur paie à Orange tous les mois. D’où la plainte de l’association. Tous les chiffres de cette étude sont à retrouver sur cette page. Free ne s’est pas encore exprimé sur ces résultats.

La méthodologie appliquée est équivalente à celle d’autres instituts d’étude travaillant pour l’Arcep, le régulateur français des télécommunications. Début novembre et début décembre, 2465 relevées ont été réalisées dans trois zones distinctes (Paris, Lille et Toulouse). Pour chaque série, les deux mêmes mobiles ont été utilisés : un Galaxy SII de Samsung et un iphone 4S d’Apple. Chaque test commence par une mesure du débit, puis par trois lectures de vidéo (Youtube, Dailymotion et FranceTV Pluzz), une écoute sur Deezer, et le téléchargement d’une application. C’est à Toulouse que Free s’en sort le moins bien.

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