SpaceX a fait atterrir avec succès sa fusée Falcon 9, pour la sixième fois au cours des huit derniers mois.
Dimanche, une nouvelle fusée Falcon 9 de SpaceX a atterri avec succès sur une barge autonome dans l’Océan Atlantique, à 600 km à l’est du pas de tir de Cap Canaveral, après avoir lancé un satellite de communication japonais en orbite. L’exploit marque la quatrième tentative réussie de SpaceX a faire atterrir une de ses fusées en mer et la cinquième récupération de fusée de l’entreprise cette année.
L’atterrissage de ce weekend a été une nouvelle fois particulièrement difficile pour SpaceX. La Falcon 9 a dû transporter à son bord le satellite JCSAT-16 pour ensuite le placer en orbite de transfert géostationnaire (GTO). Il s’agit d’une orbite elliptique dont le périgée se situe à basse altitude et l’apogée à l’altitude de l’orbite géostationnaire 35 786 km. Effectuer cette opération nécessite beaucoup de vitesse et requiert beaucoup de carburant lors du décollage, bien plus que pour parvenir à l’orbite terrestre basse. De plus, cela rend les choses difficiles pour l’atterrissage de la fusée car il y a moins de carburant restant pour rallumer les moteurs et effectuer les manœuvres d’atterrissage nécessaires.
En dépit de ces défis, SpaceX a réussi à faire atterrir trois fusées à destination de l’orbite de transfert géostationnaire (en comptant la mission de dimanche). Désormais, la société totalise plus de succès que d’échecs avec ses fusées réutilisables. Sur les tentatives d’atterrissage de 11 fusées au cours des deux dernières années, six Falcon 9 sont revenues intactes sur Terre.
Le but de la compagnie créée par Elon Musk est de réduire les coûts des missions dans l’espace. En réutilisant un premier étage d’une fusée, qui contient les éléments les plus coûteux du lanceur, les prix de SpaceX lui permettrait donc de distancer ses concurrents. Selon la présidente de SpaceX, Gwynne Shotwell, la réutilisation des Falcon 9 conduiront à une réduction de 30 pour cent des coûts de lancement, selon Space News. Mais pour cela, la société doit encore montrer que les fusées récupérées peuvent effectivement servir à nouveau.



