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Rovio, le studio derrière Angry Birds a annoncé qu’il allait supprimer jusqu’à 130 postes sur les 800 du groupe.

Rovio, la société finlandaise derrière le jeu vidéo Angry Birds, a annoncé jeudi qu’elle allait supprimer jusqu’à 130 postes, soit 16% de ses effectifs, soulignant que ses ventes sont à la peine. «Nous avons bâti notre équipe sur des hypothèses de croissance plus rapides que ce qui a été le cas», a détaillé dans un communiqué le PDG de Rovio, Mikael Hed. Il quittera l’éditeur finlandais le 1er janvier 2015, laissant sa place à Pekka Rantala, de chez Nokia.

Le texte précise que la société va désormais se concentrer sur les produits ayant le potentiel de croissance le plus élevé (jeux, médias et produits dérivés), mais sans mentionner quelles activités allaient être délaissées. Rovio avait connu un succès fulgurant avec Angry Birds, un jeu sur smartphones et tablettes lancé en 2009 qui consiste à projeter des oiseaux avec un lance-pierre contre des cochons voleurs d’œufs. Face à ce succès, l’éditeur voulait devenir l’une des grandes entreprises mondiales de divertissement.

Rovio a ouvert des parcs d’attraction dans plusieurs pays et s’est aussi lancé dans l’édition de livres pour enfants, publiés déjà dans des dizaines de langues. Bien que cette diversité fonctionne, elle reste cependant très coûteuse. Les résultats du groupe sont peu élevés : en 2013, il avait dégagé 156 millions de dollars de chiffre d’affaires, pour un profit net divisé par deux, à 26,9 millions. Rovio mise donc sur un film 3D qui devrait sortir en 2016.

Cette vague de licenciements va mettre fin à l’envolée des effectifs. Le groupe était arrivé à 800 salariés depuis 2013, contre 500 en 2012.