fbpx

La Chine devient le premier pays a avoir envoyé une sonde sur la face cachée de la Lune

Par

le

Le programme spatial de la Chine est entré dans l’histoire ce matin lorsque la sonde lunaire chinoise Chang’e-4 a atterri avec succès sur la face cachée de la Lune.

Selon China Global Television Network America, ce matin, la Chine est devenue la première nation à poser une sonde sur la face cachée de la Lune. La sonde lunaire Chang’e-4 a décollé du centre de lancement de satellites de Xichang, basé au Sichuan, début décembre. Ce matin à 3h26 (heure de Paris), elle s’est posée dans le Bassin Aitken, une région du pôle sud de la Lune.

L’atterrissage marque un exploit technologique important pour le pays et place la Chine dans une catégorie d’élite en matière de réalisation de vols spatiaux.

L’atterrissage fait partie de la mission chinoise Chang’e-4, une des nombreuses missions prévues pour explorer la surface lunaire. Avant ce programme, la Chine avait envoyé un atterrisseur et un rover sur la Lune, ce qui en faisait le troisième pays à se poser en douceur sur la surface lunaire. Cet atterrisseur, qui faisait partie de la mission Chang’e-3, s’est dirigé vers un côté de la Lune, celui que nous voyons tout le temps.

Personne n’avait jamais réussi à atterrir auparavant, car il est si difficile de communiquer avec des robots dans cette partie de la Lune que nous ne pouvons pas voir. Sans une ligne de visée directe avec la Terre, il n’y a pas de moyen simple d’envoyer des signaux radio aux vaisseaux spatiaux situés de l’autre côté de la Lune. Mais la Chine était prête à cela. Le pays a lancé un satellite lunaire en mai, un satellite qui s’installera dans l’espace près de la Lune et fournira un relais de communications entre le satellite Chang’e-4 et la Terre.

Pendant son séjour sur la Lune, la Chine aura une vue de choix sur son point d’atterrissage, le bassin Pôle Sud-Aitken. Il s’agit d’une région de la surface lunaire que de nombreux scientifiques désirent explorer. Le bassin, qui a une largeur approximative de 2 500 kilomètres de diamètre pour 13 kilomètres de profondeur, est théorisé pour être un très vieux cratère, créé quand un énorme rocher a percuté la Lune il y a des milliards d’années. Déterminer l’âge exact du bassin pourrait nous aider à en savoir plus sur le moment où cet événement d’impact s’est produit, en fournissant des indices sur l’environnement du système solaire à l’époque.

Chang’e-4 n’est peut-être pas en mesure de déterminer l’âge exact du bassin pôle Sud-Aitken, mais il est équipé de nombreux instruments scientifiques qui nous en diront plus sur cette partie mystérieuse de la Lune. L’atterrisseur déploiera bientôt son rover, qui en apprendra plus sur la composition et la structure des roches dans cette région. L’atterrisseur, quant à lui, se concentrera sur le ciel et collectera des données pour les astronomes ici sur Terre, désireux de tirer parti de la position unique de la sonde sur la face lointaine de la Lune. La nuit, lorsque la majeure partie de la Lune protège cette zone du soleil et des signaux radio de la Terre, l’atterrisseur devrait bénéficier d’une vue inégalée sur les étoiles.

Articles recommandés