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Uber licencie l’ingénieur accusé d’avoir volé de secrets industriels de Waymo

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Uber s’est séparé d’Anthony Levandowski, co-fondateur de la société Otto et ancien chef du projet de voiture autonome d’Uber.

Uber a licencié Anthony Levandowski, l’ancien responsable de son projet de voiture autonome. Levandowski est arrivé chez Uber après une longue période passée au sein de Google, où il a dirigé le programme de voiture auto-conduite de la société avant que Google lance une entreprise distincte appelée Waymo. Plus tôt cette année, Waymo a déposé une plainte contre Uber, alléguant que Levandowski avait volé quelque 14 000 documents de Waymo et que les informations qu’ils détiennent sont devenues la base technologique pour les voitures auto-conduites d’Uber.

Levandowski s’était déjà éloigné du projet de véhicule autonome d’Uber, la compagnie l’ayant transféré à un autre poste à la fin du mois d’avril. Uber a nié les allégations contre Levandowski et, en attendant, a essayé de prouver devant les tribunaux avoir développé sa propre technologie de conduite autonome. Cependant, le refus de Levandowski de coopérer avec la justice a mis fin à son contrat avec Uber, selon sa lettre de résiliation, que vous pouvez voir ici.

L’ingénieur était arrivé chez Uber en août 2016 lorsque la société a acquis Otto, une entreprise spécialisée dans la conduite autonome pour les camions créée par Levandowski après son départ de Google avec des employés de Tesla, Apple et Cruise Automation. Levandowski a été immédiatement exploité pour supervisr tous les tests de voiture autonome d’Uber, qui ont débuté à Pittsburgh en 2014 après que le service de VTC ait échangé des dizaines de chercheurs et d’ingénieurs de l’Université Carnegie Mellon. Etendre rapidement les tests à San Francisco à la fin de 2016 était également la décision de Levandowski. Mais après seulement une semaine, le département des véhicules à moteur (DMV) de la Californie a révoqué l’immatriculation des SUV autonomes d’Uber parce que l’entreprise n’a pas réussi à obtenir l’autorisation nécessaire.

Puis, en février dernier, Waymo a intenté un procès contre Uber et Otto. La plainte prétend que, six semaines avant de quitter Google, l’ingénieur a téléchargé environ 14 000 fichiers depuis son ordinateur. Ces fichiers contiennent des secrets commerciaux liés à la technologie LIDAR de Waymo, aux cartes de circuit et de la documentation, selon Waymo. La société allègue aussi que Levandowski a essayé d’effacer les traces de ces actions en reformatant son ordinateur portable.

Selon Google, Levandowski a utilisé ces informations confidentielles pour construire le programme de voiture auto-conduite d’Uber. Waymo affirme également que Levandowski « a déclaré à ses collègues qu’il avait l’intention de répliquer la technologie de Waymo chez un concurrent. »

Mais ce n’est pas tout. Les avocats de Waymo prétendent que la création de Otto n’était qu’une tactique pour mettre la main sur la technologie de conduite autonome de Waymo.

Uber a soutenu qu’une clause dans son contrat avec Levandowski exigeait que le différend soit réglé par arbitrage. Mais le juge en charge de l’affaire a rejeté la demande d’Uber et a plutôt renvoyé l’affaire au procureur des États-Unis.

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