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Bat Bot, un drone autonome qui imite le vol d’une chauve-souris

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Inspirés par la nature, des chercheurs de Caltech ont mis au point un robot qui imite le vol d’une chauve-souris.

Si vous pensez que les robots volants sont encore de la science-fiction, c’est probablement parce que vous n’avez peut-être pas réalisé que les drones sont, techniquement parlant, des robots volants. Si cela ne répond pas à vos critères d’un robot et que vous préférez quelque chose à l’allure moins industrielle, alors vous pourriez être intéressé par le Bat Bot. Le Bat Bot, ou B2, est un robot qui tente d’imiter, et d’apprendre, les capacités de vol des chauves-souris, résultant en un engin qui est à la fois fascinant et effrayant.

Mais pourquoi les chauves-souri ? Eh bien pourquoi pas ? Quand il s’agit de mimer et d’étudier les animaux volants, les oiseaux sont presque toujours le sujet choisi. Mais c’est probablement parce que les mécanismes de vol des chauves-souris sont trompeurs : si ce qu’elles font semblent simples, en réalité, cela est plus compliqué que leurs homologues aviaires.

Selon les scientifiques, les ailes battes ont 40 degrés de liberté, quelque chose qui ne peut pas être si facilement reproduit par des machines sans rendre le robot trop lourd pour le vol. Ce que les chercheurs de Caltech et de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign ont donc décidé de réduire ce nombre à l’essentiel. Au final, ils n’ont laissé que cinq degrés de liberté: mouvement de l’épaule, mouvement du coude, flexion du poignet et mouvement latéral des pattes et de la queue.

Mais ce n’est que la moitié de l’histoire. L’autre moitié est les ailes sans plumes d’une chauve-souris, faite de « peau de membrane d’aile anisotrope » qui peut changer sa raideur en fonction de la situation. Comme aucun matériau manufacturé n’a ces propriétés, les chercheurs ont dû utiliser une membrane de silicone souple de seulement 56 micromètres d’épaisseur. La matière est si mince qu’elle est presque transparente.

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Quand tout est assemblé, cela donne le squelette et les ailes d’une chauve-souris, bien qu’à ce stade, rien ne garanti que le robot volera. Même s’il y a beaucoup moins de degrés de liberté, le contrôle de chacun de ceux-ci serait presque impossible pour un seul être humain. Heureusement, il s’agit d’un robot et, en tant que tel, il peut être programmé pour s’adapter aux besoins de vol. Le résultat est un squelette de chauve-souris qui peut au moins voler tout droit en battant ses ailes, tourner, et même plonger.

Bien sûr, nous ne serons peut-être jamais en mesure d’imiter parfaitement les capacités d’une vraie chauve-souris, du moins pas avec la technologie que nous avons aujourd’hui, mais ce n’est pas le but recherché dans ce cas précis. Les chercheurs espèrent que leur étude pourrait aider à favoriser le développement de drones qui peuvent être déployés dans des espaces plus restreints, là où les rotors d’un drone traditionnel pourraient être inappropriés.

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