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Au Nouveau-Mexique, Google teste un nouveau système permettant de créer un réseau 5G depuis des drones solaires.

Selon le Guardian, Google teste la technologie sans fil de cinquième génération avec des drones solaires au Nouveau-Mexique dans le cadre d’un projet appelé SkyBender. Tout cela fait partie d’un projet parallèle à Loon, un autre projet de la firme qui consiste à envoyer des ballons remplis d’hélium dans la stratosphère, pour envoyer des signaux permettant d’obtenir un accès à Internet partout sur la planète.

Les deux projets Loon et SkyBender sont portés par l’équipe Google Access, selon le quotidien britannique. Les deux projets tentent de couvrir le monde avec des dispositifs capables de proposer un accès Internet haute débit dans les régions éloignées et mal desservies du globe.

SkyBender occupe actuellement un hangar du terminal Gateway to Space, construit par Richard Foster pour les vols spatiaux de Virgin Galactic, au Nouveau-Mexique. Google paye Virgin Galactic environ 1000 dollars par jour pour utiliser le hangar et avait déboursé 300 000 dollars pour construire les infrastructures liées aux tests de la technologie.

Un crash survenu en mai dernier a révélé que Google testait des drones solaires au Nouveau-Mexique. Il semble que les drones, conçus pour rester dans le ciel pendant cinq ans, ont été fortement améliorés depuis et sont maintenant équipés d’un système de transmission par ondes millimétriques. Ce sont ces fréquences qui pourraient être utilisées pour établir la norme de la future 5G.

Ces ondes à haute fréquence peuvent atteindre un débit de plusieurs Gbit/s. Le débit ainsi obtenu serait environ 40 fois plus rapide que sur un réseau 4G. « L’avantage de ce système et d’opérer sur un nouveau spectre de fréquences différent de celui déjà saturé des réseaux téléphoniques existants », explique au Guardian Jacques Rudell, professeur d’ingénierie électrique à l’université de Washington à Seattle.

En revanche, la portée du signal des ondes millimétriques serait 10 fois moins importante que pour une antenne 4G. Mais les problèmes majeurs de cette technologie sont surtout son coût, sa complexité et sa consommation d’énergie.

Pour le moment, Google a l’autorisation de la FCC (Federal Communications Commissions) pour mener à bien ses expérimentations jusqu’à juillet prochain.