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Le ministère de l’Intérieur veut bloquer Tor et supprimer le Wifi public

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Le ministère de l’Intérieur souhaiterait bloquer l’accès à Tor et supprimer le Wifi public, selon le journal Le Monde.

Dans sa lutte contre le terrorisme, le ministère de l’Intérieur souhaiterait bloquer l’accès à Tor et mettre un terme au Wifi public. Le journal Le Monde aurait récupéré une note de la direction des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ) qui recense les mesures envisagées pour mieux identifier les internautes et intercepter leurs échanges.

L’une de ces mesures serait donc de supprimer et d’interdire le Wifi public. Actuellement, il est possible de se connecter dans les Starbucks, McDonald’s, bars, restaurants et autres lieux publics. En raison de la difficulté à identifier des personnes en ligne, le ministère de l’Intérieur voudrait donc purement et simplement « interdire les connexions Wi-Fi libres et partagées » durant l’état d’urgence et supprimer les « connexions Wi-Fi publiques ». D’après le document, les FAI seraient aussi concernés.

Autre mesure suggérée : « interdire et bloquer les communications des réseaux Tor en France ». Précisons que contrairement au Wifi, cette mesure impacterait beaucoup moins de personnes car le logiciel est utilisé par une minorité d’internautes, notamment ceux pour qui l’anonymat est absolument nécessaire (journalistes, lanceurs d’alerte, …). Mais comme les cybercriminels et les terroristes utilisent très probablement Tor, le gouvernement souhaiterait donc le bloquer dans l’hexagone. Cependant, cela serait techniquement plus difficile à mettre en place, car le réseau est totalement décentralisé. Au Royaume-Uni, le Parliamentary Office of Science and Technology a jugé qu’il était impossible de bloquer le réseau, en citant notamment le cas de la Chine, où malgré un blocage mis en place, des passerelles permettent aux internautes d’utiliser Tor.

Enfin, le gouvernement voudrait « identifier les applications de VoIP et obliger les éditeurs à communiquer aux forces de sécurité les clefs de chiffrement ». Encore une fois, l’instauration d’une telle mesure semble difficile étant donné que certaines applications utilisent le chiffrement dit « de bout en bout », pour lequel l’éditeur ne dispose d’aucune clé. Plusieurs applications comme Facetime d’Apple l’utilisent.

Il faudra attendre le mois prochain pour savoir quelles mesures seront retenues par le gouvernement.

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