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La thèse de deux astronomes comme quoi des micro-organismes pourraient vivre sur la comète Tchouri ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique.

Lors d’une réunion scientifique qui se tenait le lundi 6 juillet en Grande-Bretagne, deux astronomes anglais, Chandra Wickramasinghe, de l’université de Buckingham, et Max Wallis, de l’université de Cardiff, annonçaient que la comète Tchouri, actuellement explorée par Philae, pourrait abriter une abondante vie microbienne.

Rapidement, cette hypothèse a été relayée, notamment par The Guardian. Selon elle, certaines caractéristiques comme une croûte noire riche en matière organique laissait penser que des organismes vivants pourraient vivre sur sa surface glacée. Malgré les dires de deux astronomes, les experts de la comète se sont montrés très septiques.

Ce mardi 7 juillet, Uwe Meierhenrich, qui travaille comme co-investigateur sur le COSAC de Philae, l’instrument qui analyse chimiquement la comète, a tenu à clarifier la situation. A l’heure actuelle, aucun scientifique de l’équipe de la mission Rosetta ne suppose la présence de micro-organismes vivant sous la surface de la comète. Elle a également rappelé que le robot Philae n’est pas équipé d’instrument pour étudier la vie.

Ce n’est pas la première fois que Chandra Wickramasinghe, professeur de mathématiques appliquées et d’astronomie à l’université de Buckingham depuis 2011, publie une hypothèse douteuse. Il avait par exemple affirmé avoir trouvé des fossiles dans des météorites, ou encore que la NASA cachait des informations sur la vie extraterrestre. En 2003, il avait également expliqué que le virus de la grippe avait une origine extraterrestre !

Dave Rothery, professeur de géologie planétaire, déclarera sur le réseau social Facebook ce que tout le monde pense tout bas «Des micro-algues découvertes dans les comètes, mon cul!».