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Malgré une mise à jour en janvier, Facebook ne respecterait toujours pas la loi européenne sur la vie privée, selon la commission belge de protection de la vie privée.

Si Facebook promettait une plus grande transparence sur l’usage fait de nos données personnelles lors d’une mise à jour de sa politique de confidentialité en janvier dernier, il semblerait que cela ne soit pas suffisant. D’après la commission belge de protection de la vie privée, le réseau social ne respecterait pas certaines lois européennes relatives à la protection des données. L’étude a été réalisée par des chercheurs de l’université libre de Bruxelles et de l’université catholique de Louvain.

Selon l’étude, un certain nombre de clauses écrites dans la déclaration des droits et responsabilités de Facebook seraient incompatibles avec la directive européenne. Le journal anglais The Guardian rapporte que ces infractions ne sont pas nouvelles et qu’elles étaient déjà présentes en 2013.

D’après le rapport, rien n’a changé concernant l’utilisation des données personnelles par le réseau social. Dans ses conditions, Facebook utilise des termes et un langage vagues au lieu d’explications claires comme le demande le texte européen sur la protection des données. Les chercheurs expliquent que plus d’options devraient être proposées pour permettre aux utilisateurs de contrôler la manière dont leurs données sont collectées.

De son côté, Facebook se défend et indique être en conformité avec la loi belge. Un porte-parole du groupe précise que les différents changements apportés à Facebook étaient en accord avec la directive européenne de protection des données implémentée dans la loi irlandaise, pays où se trouve le siège européen du groupe.

A présent, c’est au tour de la commission belge de la protection de la vie privée de faire son enquête en se basant sur cette étude. A terme, si Facebook refuse de changer les points soulignés, l’affaire pourrait se retrouver devant les tribunaux.