Pour voir le cœur de la centrale nucléaire de Fukushima en toute sécurité, les scientifiques étudient une nouvelle technique : les radiations cosmiques.
Chaque seconde de chaque jour, des milliards de muons – des particules similaires aux électrons – tombent sur Terre sans que nous ne nous en rendions compte. Arrivant depuis la haute atmosphère par les rayons cosmiques, ces particules agissent comme des fantômes, mais dans certains cas, elles rebondissent lorsqu’elles rencontrent une certaine substance comme le rapporte le New York Times. Cela pourrait être un moyen pour voir en toute sécurité l’intérieur des débris des réacteurs de la centrale Daiichi de Fukushima.
Actuellement, la situation est encore trop périlleuse pour envoyer des ouvriers à l’intérieur des réacteurs de Fukushima. Le simple fait d’envoyer une caméra pourrait entraîner une nouvelle fuite radioactive. Même plus de trois ans après la catastrophe, l’ampleur des dommages n’est pas encore connu. C’est pour cette raison que les muons pourraient être utilisées. Lorsque ces particules rebondissent sur une substance, les nucléus, le changement d’orientation des muons peut être suivi via une procédure appelée tomographie muonique.
Les scientifiques seraient ainsi capables de recréer une carte présentant les zones radioactives des débris des réacteurs, et envisager de nouvelles procédures de nettoyage en traitant chaque zone en fonction de l’urgence et de l’importance de la concentration des déchets nucléaires.
Le projet devrait être testé plus tard cette année.



