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Wish : 60 Millions de consommateurs met en garde contre les pratiques du site

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L’association 60 Millions de consommateurs met en garde contre le site de commerce en ligne Wish, et accuse la plateforme de tromper les internautes.

Créée en 2011, Wish est une application d’achat en ligne qui propose toutes sortes de produits (vêtements, produits high-tech, …) vendus par des marchands à prix cassés. Avec l’énorme campagne marketing lancée par la plateforme, Wish connaît un grand succès et au premier trimestre 2018, l’application était à la dixième place des sites de commerce en ligne les plus consultés en France, doublant au passage les géants Airbnb ou encore Darty, selon un baromètre de Médiamétrie. Malgré sa popularité, surtout chez les jeunes, cette plateforme américaine, qui propose essentiellement des produits chinois, a pourtant recours à des pratiques « aux limites de la légalité », rapporte l’association 60 Millions de consommateurs.

60 Millions de consommateurs recense trois types de pratiques courantes chez Wish et qui sont « problématiques ». Il y a d’abord les réductions très importantes affichées sur la plateforme. En effet, il n’est pas rare de voir des taux de réduction atteignant parfois atteindre les 98%. Problème, les réductions souvent fausses.

« Les prix de référence affichés par Wish, qui permettent de calculer des taux de réduction jusqu’à 98 %, sont souvent faux. Ainsi, nous avons repéré différentes montres de la marque Jaragar censées valoir plus de 1 000 €… En réalité, on les trouve vendues trente fois moins cher sur d’autres sites comme Aliexpress », explique l’association.

60 Millions de consommateurs estime que cette pratique peut être assimilée à une « pratique commerciale trompeuse » en France, et cela peut être sanctionnée de deux ans de prison et 300 000 euros d’amende.

Après les réductions alléchantes, le deuxième point relevé par 60 Millions concerne les photos de présentation utilisés par Wish.

« Des photos présentent ainsi des consoles de jeux dernière génération vendues pour une poignée d’euros », écrit l’association de défense des consommateurs. Mais, en regardant en détails, « on découvre que le site propose en réalité des autocollants pour personnaliser des manettes. Rien à voir avec des PlayStation 4 flambant neuves ! », ajoute-t-elle. En clair, il pourrait s’agir, là encore, d’une « pratique commerciale trompeuse ».

Enfin, le dernier « suspect » concerne les articles listés qui ne répondent pas aux normes de certification européennes en matière de sécurité.

« Début août, des bagues ont fait l’objet d’un rappel publié via Rapex, le système d’alerte européen sur les produits dangereux. Ces bijoux de différentes marques contenaient un fort taux de cadmium et de plomb, des métaux particulièrement toxiques », détaille encore 60 Millions de consommateurs. De plus, le journaliste ajoute qu’un mois après avoir mis au courant la plateforme, les mêmes bagues étaient toujours vendues sur l’application de e-commerce.