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Facebook lance son outil anti « fake news » en Allemagne

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Facebook va commencer à tester son outil anti « fake news » en Allemagne, un outil permettant de signaler les articles mensongers sur le réseau social.

Le mois dernier, Facebook a annoncé qu’il allait commencer à appliquer des signaux d’avertissement aux fausses informations que les utilisateurs partagent sur le réseau social. Pour cela, le site va se baser sur des organisations de fact-checking et les utilisateurs pour signaler de fausses nouvelles lorsqu’ils en rencontrent. Pour éliminer la censure biaisée, chaque équipe de fact-checking travaillant pour Facebook doit adhérer aux principes établis par l’école de journalisme américaine du Poynter Institute. Au total, une quarantaine d’organisations en font partie dans le monde, dont AP, ABC News, PolitiFact et Snopes aux Etats-Unis. Si pour l’hexagone, rien n’est annoncé pour le moment, Facebook a décidé de tester son outil de signalement en Allemagne. Les utilisateurs de Facebook outre-Rhin pourront prochainement signaler sur le réseau social les articles qu’ils estiment être mensongers.

Cette annonce survient alors que Facebook a été poursuivi en Allemagne par un réfugié syrien pour sa non réaction face à la désinformation. Anas Modamani, un jeune originaire de Damas qui travaille maintenant à Berlin avait pris un selfie avec la chancelière allemande, Angela Merkel. L’image, publiée en 2015, est devenue virale et de fausses informations ont circulé rapportant que Modamani était un terroriste. De fausses nouvelles concernant Angela Merkel se sont également répandues sur le réseau social. Etant donné que l’Allemagne tiendra une élection fédérale vers la fin 2017, l’entreprise de Mark Zuckerberg a donc décidé de débuter ses tests dans le pays. Pour rappel, Facebook a été critiqué pour avoir diffusé de fausses informations qui auraient influencé l’élection présidentielle américaine de 2016. Facebook a nié ces allégations.

Avec l’outil anti « fake news », lorsqu’un utilisateur tente de partager une information mensongère, une alerte apparaîtra pour faire savoir à ce dernier que les fact-checkers de Poynter ont contesté sa publication. Si l’utilisateur décide tout de même de poster, un drapeau rouge apparaîtra au bas du post, le marquant comme faux. Les utilisateurs peuvent également cliquer sur le drapeau pour en savoir plus sur les raisons pour lesquelles il a été contesté.

Les utilisateurs seront également en mesure de signaler des fake au site et aux autres utilisateurs, de la même façon que vous pouvez signaler des images. Facebook prendra alors les données générées par les utilisateurs et les enverra aux équipes de fact-checking pour les aider à mieux repérer d’où viennent les fausses nouvelles.

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