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Facebook teste en Australie un outil pour lutter contre le « revenge porn »

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Facebook teste un outil pilote en Australie pour lutter contre le « revenge porn » grâce à la reconnaissance d’image.

En avril, Facebook a annoncé un nouvel ensemble d’outils de signalement qui incluaient la technologie de reconnaissance d’image. Ce programme de machine-learning empêche le téléchargement de photos intimes à nouveau après que celles-ci aient été signalées et supprimées. Le programme pilote va maintenant encore plus loin en empêchant que la photo soit partagée en premier lieu.

Facebook a fait équipe avec l’organisation australienne pour l’e-Safety pour tester le nouveau programme. Si quelqu’un s’inquiète d’un ex vindicatif partageant une photo intime, il suffit de rapporter d’abord l’image au bureau d’eSafety. Ensuite, ils envoient la photo sur Messenger, et la technologie AId’IA de Facebook crée un «hachage», ou empreinte numérique de l’image. Si quelqu’un d’autre essaie de la télécharger plus tard, le système bloque immédiatement le partage. (Vous pouvez supprimer l’image une fois que vous l’avez envoyée.)

«Ces outils, développés en partenariat avec des experts mondiaux de la sécurité, sont un exemple de la façon dont nous utilisons les nouvelles technologies pour assurer la sécurité et prévenir les préjudices», a déclaré Antigone Davis, responsable de la sécurité chez Facebook.

La technologie de «hash» empêche actuellement les photos d’être téléchargées et a été utilisée dans le monde entier depuis le mois d’avril.

«Ce serait comme si vous envoyiez votre image dans un e-mail», a déclaré Julie Inman Grant, commissaire au sein de l’organisation australienne pour l’e-Safety. « Mais de toute évidence, il s’agit d’un moyen de transmission de bout en bout beaucoup plus sûr et sécurisé de l’image sans l’envoyer publiquement. »

Facebook insiste sur le fait que l’image elle-même n’est pas stockée dans le système, seulement la composition du fichier, ou «ADN». Dans le cas d’un piratage, vos photos ne sont pas accessibles car elles ne sont pas stockées en image.

Le programme a été introduit en Australie le 1er novembre et sera ensuite déployé aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada.

Rappelons qu’en France, une peine allant jusqu’à deux ans de prison et 60 000 euros d’amende peut être appliquée aux personnes reconnues coupables de ce délit.

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