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Des chercheurs injectent des malwares dans l’ADN pour pirater un ordinateur

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Une équipe de biologistes et de chercheurs en sécurité ont réussi à infecter un ordinateur par des malwares encodés dans un brin d’ADN.

Le mois dernier, un rapport a révélé que des scientifiques pouvaient coder une image GIF dans l’ADN bactérien. La capacité de stocker des fichiers numériques dans des cellules vivantes a une longue liste d’applications potentielles, mais malheureusement, les logiciels malveillants stockés dans l’ADN sont un côté plus obscur.

Des chercheurs de l’Université de Washington ont découvert un moyen de compromettre un ordinateur utilisant un logiciel d’analyse d’ADN en codant les logiciels malveillants dans un brin physique d’ADN.

La fonction la plus fondamentale de l’ADN est de stocker l’information, avec ses brins réalisés à partir de quatre blocs de construction identifiés comme A, C, G et T. Ces lettres peuvent également stocker des informations qu’un ordinateur peut lire et transformer en données binaires, c’est-à-dire ce que l’équipe des chercheurs de l’Université de Washington a exploité pour mener à bien leurs recherches.

Le but de la recherche est de prouver la vulnérabilité du logiciel d’analyse d’ADN utilisé dans les laboratoires du monde entier. Cependant, au lieu de démontrer la faiblesse grâce aux outils habituels disponibles pour les pirates, l’équipe a décidé de montrer les failles de sécurité grâce à une autre approche qui a été rendue possible grâce au mélange des molécules et de l’électronique.

Dans un document que les chercheurs présenteront lors d’un symposium sur la sécurité la semaine prochaine, la méthode de stockage des logiciels malveillants dans l’ADN synthétique a été expliquée, ainsi que l’utilisation de l’ADN compromis pour prendre le contrôle de l’ordinateur.

Les logiciels malveillants de l’ADN ont ciblé les vulnérabilités découvertes dans le logiciel d’analyse. En codant le code malveillant dans l’ADN, les chercheurs ont découvert qu’ils pouvaient pirater le programme de séquençage pour accéder à distance à l’ordinateur d’analyse.

La possibilité de pirater un ordinateur à l’aide de malwares stockés dans l’ADN semble être une idée sortie tout droit d’un film de science-fiction. Devrions-nous paniquer maintenant que les pirates passent de l’exploitation des ordinateurs à l’exploitation du corps humain ? Pas vraiment.

Les chercheurs ont souligné qu’il n’y a actuellement aucune raison de paniquer, car la méthodologie qu’ils ont utilisé ne saurait être considérée comme une menace légitime.

L’équipe n’a trouvé aucune preuve que le logiciel d’analyse d’ADN soit assiégé par des pirates informatiques. Au lieu de cela, les résultats de la recherche sont considérés comme la première étape dans l’amélioration de la sécurité informatique pour les outils de séquençage de l’ADN, et non comme la première étape pour les compromettre.

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