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Google, Wikipédia et OVH bloqués par Orange pour « apologie du terrorisme »

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Suite à une erreur humaine, Google, Wikipédia et OVH ont été bloqués par Orange pour « apologie du terrorisme » ce lundi matin.

Ce lundi 17 octobre, en fin de matinée, des utilisateurs d’Orange ont signalé l’apparition d’un message étrange lorsqu’ils tentaient d’ouvrir une page Google. A la place de la page de recherche traditionnelle, un message avertissant un blocage pour « apologie du terrorisme » était affiché. « Vous avez été redirigé vers cette page du site du ministère de l’Intérieur car vous avez tenté de vous connecter à un site dont le contenu incite à des actes de terrorisme ou fait publiquement l’apologie d’actes de terrorisme », pouvait-on lire. La même notification était visible lorsque les clients d’Orange souhaitaient ouvrir Wikipedia et le site d’OVH.

Bien évidemment, les sites cités plus-haut ne font pas l’« apologie du terrorisme ». Il s’agit en réalité d’une erreur de configuration qui a redirigé certains abonnés de l’opérateur sur la page du ministère de l’Intérieur, qui est réservée aux sites bloqués pour ce motif. Malgré le fait qu’il s’agisse d’une erreur qui n’a duré environ qu’une heure, les trois sites web faisant partie des trois les plus visités en France, cet « incident » a fait beaucoup bruit sur les réseaux sociaux. Après le retour à la normale Orange a présenté ses excuses sur son forum officiel :

« Suite à une erreur humaine lors d’une opération technique sur un serveur, nos clients ont pu rencontrer des difficultés à se connecter au site google.fr et wikipedia.fr et se voir reroutés vers un message du ministère de l’intérieur. L’incident a duré environ 1h et l’accès aux sites est en voie de rétablissement. Nous nous excusons pour la gêne occasionnée »

Depuis le mois de février 2015, suite à l’adoption de la loi contre le terrorisme en 2014, une autorité administrative tient à jour une liste de sites jugés comme faisant l’apologie du terrorisme (une liste similaire est aussi tenue pour les sites pédopornographiques). Cette liste est transmise aux fournisseurs d’accès Internet pour que ces derniers puissent bloquer ces sites et renvoyer les internautes tentant d’y accéder vers une page d’avertissement du ministère de l’Intérieur.

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